Les apiculteurs envoient des graines pour sauver les abeilles

Les apiculteurs envoient des graines pour sauver les abeilles

S’il y a des choses qu’appréhendent les apiculteurs, c’est quand les abeilles ne puissent pas s’approvisionner correctement. C’est en prévoyant d’une telle catastrophe qui pourrait léser cet élevage que des professionnels ont eu la bonne idée de « reboiser » les champs et inciter les gens à apporter une collaboration participative en semant les graines qu’ils leur envoient.

Quand les apiculteurs pensent peupler les champs

En Haute-Garonne, dans cette région du sud de la France dans laquelle l’apiculture prend une ampleur assez importante, un éleveur a pensé à tout pour offrir aux abeilles encore plus de nourritures et encore plus d’endroits pour butiner. En effet, Nicolas Puech a connu le pire en perdant ses ruches et ses deux millions d’abeilles avec, et ce, à cause d’un usage abusif des pesticides, il a fait appel à une récolte de fonds pour financer son projet.

Son projet, avec les 4000 euros ainsi récoltés, a fini de prendre forme. En collaboration avec d’autres éleveurs, le projet a été lancé grâce à la cagnotte « Leetchi », et, commença à prendre forme. C’est alors que des graines de trèfles sont proposées à des personnes désirant les planter, le seul geste à faire et d’envoyer nom et adresse à Natur Miel association/Opération Graines de Trèfle 508 route des Termes, 31800 Saux et Pomarède pour recevoir par la suite les semis.

Comme les plantes mellifères tendent à s’éclaircir

Dans le milieu apicole, les plantes assurent la continuité des générations des abeilles, de la préservation de la biodiversité et surtout à de bonnes récoltes en miel. La pollution est la première cause à être montrée du doigt, comme le cas des varroas, mais il y a également cette tendance des plantes à se raréfier.

On enregistre alors une forte baisse des activités des butineuses, et ceci est également dû à la réduction des plantes mellifères. Cet état critique a conduit une équipe hollandaise à orienter leurs études sur 50 espèces de pollinisateurs sauvages depuis des observations faites auprès des musées et auprès des taxidermistes. Et c’est ainsi que ces chercheurs ont pu voyager dans le temps avec 50 ans en arrière afin d’en connaître un peu plus sur les fleurs que préféraient les butineuses.

Les trèfles comme solution

Comme espèce de prédilection, les apiculteurs, précurseurs d’une telle initiative, ont choisi des graines de trèfles. Cette espèce est réputée pour être plus facile à semer et à entretenir, mais surtout, que les abeilles, en l’occurrence les butineuses, en raffolent pour offrir de bon pollen. D’ailleurs, Nicolas Puech le précise : « Un simple semis printanier et bon arrosage au départ et le tour est joué » et de continuer : « Nous voulons sauver les abeilles solitaires, ces pollinisateurs qui vivent sous terre ou dans des hôtels à insectes, frappés de plein fouet par la pollution et qui disparaissent à vitesse grand V ».

Il faut noter que les graines de trèfles, avec cet acheminement via courrier, ne requièrent pas trop de délicatesse au niveau de la manipulation. Grosses et rondes, elles n’exigent pas de précaution particulière, et comme plante, le trèfle est assez robuste pour résister au froid, même avec une température à -40° C, la saison les plus redoutée des éleveurs d’abeilles.

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