Des outils de gestion adaptés pour toutes les tailles d’exploitation agricole

Le pilotage de l’irrigation est l’un des éléments fondamentaux pour le succès d’une culture. Notons que le manque d’eau est aussi nocif pour la plante que l’excès. Plusieurs méthodes basées sur le sol, la plante ou le climat sont disponibles. Apprenez comment gérer efficacement l’irrigation de vos plantations dans cet article.

Conseils en pilotage de l’irrigation

L’apport d’eau à la plante peut être localisé ou non. Dans la première situation, le système utilisé est le goutte-à-goutte ou la gaine poreuse. Ces méthodes ont pour avantage d’apporter à chaque plante ses besoins spécifiques. Elles permettent aussi de limiter les pertes en eau.

Pour le second cas, c’est-à-dire l’irrigation non localisée, l’aspersion est utilisée. Le point positif de cette méthode est qu’elle est facile à mettre en place et nécessite peu de matériel. Cependant, elle occasionne des pertes en eau importantes.

Si vous voulez un bon conseil en irrigation, sachez que connaître la composition de l’eau avec laquelle on arrose est très important. En effet, l’excès de chlore ou de sel peut nuire à la plante. Enfin, il faut prendre en compte les saisons et les besoins spécifiques de chaque plante pour une irrigation efficace.

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Méthode basée sur le sol

Cette procédure a pour but de mesurer quelques états variables du sol afin d’y relever la teneur en eau ainsi que le potentiel de l’eau.

La teneur en eau est mesurée à l’aide de capteurs ou de détecteurs. Les méthodes utilisées sont le Time Domain Reflectometry (TDR) ou le Frequency Domain (FD). Quant au potentiel de l’eau, il est relevé grâce à un tensiomètre. Voici des exemples de tensiomètres fiables que vous pouvez utiliser :

  • Tensiomètre à eau : il mesure la tension de l’eau du sol entre 0 et 80 cbars. Il est principalement adapté en maraîchage, pour des sols assez humides.
  • Tensiomètre électrique : il s’agit d’une sonde pouvant mesurer l’humidité du sol entre 0 à 240 cbars. Il est utilisé pour plusieurs types de sols, pour l’arboriculture, la viticulture, les grandes cultures…

Méthode axée sur la plante

Aussi appelée Speaking Plant, cette procédure consiste à surveiller les états variables de la plante. Parmi ces derniers, nous noterons:

  • La température du couvert,
  • Le potentiel de l’eau de la feuille,
  • Le changement du diamètre de la tige.

Cette méthode permet également de mesurer les variables de flux, comme celui de la sève. Néanmoins, il s’agit d’une procédure complexe et assez onéreuse qui nécessite des connaissances sur l’interprétation des données fournies par la plante.

La chambre à pression est un exemple d’outil efficace pour relever le potentiel hydrique de la plante. Son utilisation requiert le soutien de professionnels ou de conseillers spécialisés.

Méthode d’irrigation se basant sur le climat

Cette procédure est la plus utilisée pour piloter l’irrigation d’une exploitation agricole. Elle est utilisée pour estimer l’évapotranspiration des plantes. Des capteurs fournissent les variables climatiques nécessaires, incluant la radiation solaire, l’humidité et la température de l’air. Coupler cette méthode avec celle basée sur le sol est vivement conseillé pour plus de fiabilité.

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