Punaises de lit : ces insectes qui rendent les nuits peu réparatrices

punaise de lit

Difficiles à repérer en journée, les punaises de lit préfèrent vous piquer dans l’obscurité de la nuit. Ces bestioles de couleur brune, mesurant entre 5 et 8 mm, laissent des points noirs sous vos draps et matelas. Des traces de sang en raison de leurs piqûres se trouvent sur les linges. L’infestation de ces insectes à corps aplati est un véritable fléau, minant le bien-être et la santé par la suite. Elle affecte même la relation sociale des individus dont l’habitation en pâtit.

Un fléau de toutes les époques et de tous les continents

Depuis la nuit des temps, les punaises de lit ont cohabité avec l’homme. Elles se trouvaient dans les tombes égyptiennes, dans les grottes et les cavernes, puis se sont adaptées aux habitations de l’homme moderne.  Présents dans les grandes métropoles avant la Seconde Guerre Mondiale, ces insectes se sont faits discrets depuis les années 1950. Ils maintenaient quand même leur présence dans les pays du Tiers-Monde. Des flambées épidémiques frappaient les USA, le Canada, le Japon et toute l’Europe dans les années 1990. Cette recrudescence au niveau mondial s’explique généralement par le développement des voyages internationaux.

Infestation des punaises de lit : des effets sur la santé

Les conséquences des piqûres diffèrent d’un individu à un autre. Certains ne réagissent pas à l’attaque ou éprouvent uniquement de faibles démangeaisons. D’autres ont des boursouflures sur les parties du corps découvertes, telles que les bras et les jambes. Les réactions cutanées irritent fortement la nuit, au point de perdre le sommeil. La salive des punaises peut également produire des réactions allergiques et des risques infectieux. Par leurs surfaces extérieures, ces arthropodes transportent des agents microbiens, notamment en milieu hospitalier. Le trouble du sommeil mène vers la fatigue chronique, l’affaiblissement du système immunitaire et ensuite diverses maladies.

Des effets psychologiques et sociaux à considérer

Vivre dans un logement infesté de punaises de lit met naturellement dans un état de stress et de vigilance extrême. Suite à la privation de sommeil et à la fatigue qui s’accumule, la nervosité s’instaure avec des symptômes dépressifs. L’invasion de ces insectes impacte la vie sociale, car elle pousse à s’isoler de peur de propager les punaises de lit. On décline alors souvent les invitations pour les soirées entre amis et les dîners chez des proches. Par ailleurs, beaucoup pensent encore à tort que ce fléau s’associe au manque d’hygiène dans l’appartement.

Diverses réglementations selon les pays

L’infestation des punaises de lit refait son apparition dans différentes régions en France. La loi ELAN impose alors aux bailleurs de remettre aux locataires un logement décent exempt d’infestation d’espèces nuisibles et parasites. Les propriétaires supportent les frais de désinsectisation en cas d’invasion de punaises de lit avant l’arrivée des nouveaux occupants. Aux États-Unis, ces bestioles sont considérées comme un problème de santé publique. La location d’appartements envahis est donc interdite dans plusieurs États. D’autres municipalités réglementent le débarras de certains déchets tels que les sommiers et les matelas. Le Canada intègre la lutte contre ces insectes dans la réglementation relative à la salubrité. Chaque commune définit ses propres mesures de lutte contre l’infestation. 

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